Pour vous souhaiter une bonne semaine sainte… et la joie de la Pâques

45. Dans son sacrifice pascal, celui qui est le Fils, Jésus-Christ, a librement pris sur lui la violence du péché et les souffrances des hommes : “Il porta nos péchés en son propre corps sur le bois de la croix, pour que, ne vivant plus pour le péché, nous vivions pour la justice. Par ses blessures, vous avez été guéris” (1 P 2, 24-25). La violence est l’effet produit par l’homme pécheur et elle frappe Dieu lui-même, non pas dans sa divinité, mais dans les dons de son amour. Elle le frappe au cœur même de la paix qu’il veut entre les hommes ; elle le frappe dans le corps même du Fils. L’antique doctrine chrétienne, avec stupeur et admiration, a proclamé solennellement l’impression de cette révélation, qui porte au-delà de la limite du pensable l’ancienne prophétie du Serviteur souffrant du Deutero-Isaie (52, 13 – 53, 12) : “Celui qui fut crucifié dans la chair […] est un de la Sainte Trinité”[17]. Unus de Trinitate passus est. Dans la mort de Jésus, en laquelle le Fils lui-même a éprouvé la violence du “péché du monde” qui corrompt toute religion et aveugle toute compassion, est néanmoins caché – et par cela même révélé – le mystère du “salut du monde”. Notre péché et notre mal sont ensevelis avec le Christ, notre guérison et notre rachat ressuscitent avec lui. Dans sa mort et dans sa résurrection, il brise le cercle de nos destins de créatures mortelles, et il ouvre la route de notre destinée, conduite en l’intimité même de Dieu [18].

92. La résurrection de Jésus-Christ crucifié atteste la puissance de l’amour de Dieu, qui restitue la chair et le sang à la vie de l’Esprit (“Et si l’Esprit de Celui qui a ressuscité Jésus d’entre les morts habite en vous, Celui qui a ressuscité le Christ d’entre les morts donnera aussi la vie à vos corps mortels par le moyen de l’Esprit qui habite en vous”, Rm 8, 11).

Aucune force du mal et aucune puissance de la mort ne peuvent soustraire le Fils aux liens du Père et de l’Esprit-Saint en lesquels Dieu vit. Et rien ne peut séparer l’homme de Dieu, parce que rien ne peut séparer Dieu d’avec lui-même (“Si Dieu est pour nous, qui sera contre nous”, cf. Rm 8, 31-39).

Texte tiré de Commission Théologique Internationale, Dieu Trinité, unité des hommes. Le monothéisme chrétien contre la violence.

[17] Concile II de Constantinople (553), Denzinger 432.

[18] S. Augustin, De civitate Dei, Liber XII, cap. XX, 4: “Quapropter quoniam circuitus illi jam explosi sunt quibus ad easdem miserias necessario putabatur anima reditura”.

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Minerais des conflits à l’Est de la RD.Congo : une réalité changeante mais toujours prégnante

« Vous savez, les « minerais des conflits » ne se présentent plus tout à fait sous la même forme qu’il y a quelques années, et cela contrairement à ce que croient encore beaucoup d’ONG européennes», nous confie Descartes Mponge Malasi, le président de la société civile du Sud-Kivu. S’il est vrai que l’intensité des conflits a baissé de plusieurs crans, les minerais continuent d’être taxés par des groupes armés illicites et l’armée régulière congolaise grâce à des modes opératoires innovants visant à contourner l’attention sans cesse croissante de la communauté internationale sur cette région du monde…

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