Perspectives de programmation de la Formation Permanente

La devise que la Formation Permanente veut assumer pour exprimer sa mission dans la Communauté Combonienne est bien celle que notre Fondateur nous a donnée : « Saints et capables »1.

Les « arguments » de Comboni sont de l’ordre de l’expérience charismatique et nous sommes là, aujourd’hui, dans ces commencements du XXIème siècle, pour faire mémoire de cette expérience et, de plus, pour chercher de la faire à nouveau dans l’histoire qui est la nôtre.

En guise d’introduction nous pouvons nous rappeler une parole du Pape François qui nous situe sur évangile et histoire.

« La réalité est supérieure à l’idée. Ce critère est lié à l’incarnation de la Parole et à sa mise en pratique : « À ceci reconnaissez l’Esprit de Dieu : tout esprit qui confesse Jésus-Christ venu dans la chair est de Dieu » (1Jn 4, 2). Le critère de réalité d’une parole déjà incarnée et qui cherche toujours à s’incarner, est essentiel à l’évangélisation. Il nous porte, d’un côté, à valoriser l’histoire de l’Église comme histoire du salut, à nous souvenir de nos saints qui ont inculturé l’Évangile dans la vie de nos peuples, à recueillir la riche tradition bimillénaire de l’Église, sans prétendre élaborer une pensée déconnectée de ce trésor, comme si nous voulions inventer l’Évangile ». (EG 233).

Voilà que l’histoire de l’Église est bien mise en valeur et nous pouvons ajouter, sans crainte de sortir de la perspective visée par le pape, notre propre histoire : l’histoire du peuple que nous sommes appelé à servir, mais aussi notre histoire combonienne après cinquante ans de « miracles » et d’« essais » que nous avons faits.

Il y a toujours un mystère qui se cache dans les plies de l’histoire et savoir le déceler nous donne l’assurance d’être dans l’aujourd’hui, le vrai, celui de l’amour de Dieu partagé.

Il est bon de revenir à l’intuition combonienne pour entrer davantage dans notre DNA…

D’abord une lecture synthétique à laquelle suivra un essai de compréhension un tout petit peu plus approfondi qui servira à nous introduire dans la perspective de programmation provinciale.

« Saints et Capables » : dans deux mots et dans leur relation voilà que les dimensions de la Formation Permanente se décèlent : « Saints » nous dit la dimension spirituelle, d’abord, et ensuite « Capables » nous parle de la capacité d’intercepter les problématiques de notre temps et en cela la dimension intellectuelle est bien visée et, pour finir, ce qu’on appelle dimension curative car « la fatigue » de la relation peut amener à des situations de stress voire à mettre au jour des malaises plus profonds.

Avant de présenter les perspectives de programmation il est bon de comprendre mieux ces dimensions dans notre charisme et dans la réflexion théologique.

« Saints », nous dit Comboni, «  c’est-à-dire complètement étrangers aux péchés, et à l’offense faite à Dieu, et humbles ». La dimension spirituelle a son fondement dans cette humilité dont Comboni nous parle. On est jamais arrivés, on est tous et toujours sur le chemin.

Il faut le savoir d’une manière active c’est-à-dire dans une recherche consciente et effective. Les « savoirs a-priori » sont maintes fois des justifications toujours prêtes pour couvrir les trous que la peur peut creuser.

Recherche consciente et effective : il faudra bien que chaque confrère et chaque communauté se pose la question des moyens qu’il et qu’elle s’est donné(e) pour intérioriser toujours davantage le don de la vocation, le désir de dire et faire l’Évangile, la communion avec les pauvres (et ce n’est pas de tout une question économique…).

Dans cette dimension la tâche de la FP est de fournir ressourcement, textes, rencontres, retraites.

Tout en sachant qu’a la base de la FP il y a la motivation et l’engagement personnels…

Dans les lignes de perspectives de programmation qui vont suivre nous allons donc examiner davantage les possibilités que nous avons, les possibilités que nous nous donnons.

« Capables », nous dit Comboni, « il faut la charité qui rend les sujets “capables” ». L’affirmation n’a rien en soi qui soit évident, escompté [ni on peut la donner pour sûr].

Il ne s’agit évidemment pas d’une capacité technique ni même pas d’une capacité qui relève de la somme abondante de connaissances des savants.

Si le fait d’être capables vient de la charité vient d’en haut, la charité étant encore une vertu théologale.

Comment donc être des missionnaires capables si cette capacité ne relève pas de nous : quel est le point où notre responsabilité et le don de la vocation s’entrecroisent ?

La Formation Permanente nous propose une possibilité : entrer au dedans, lire en profondeur la réalité, la nôtre et celle des autres, pour pouvoir accueillir ce don qui nous fait être missionnaires.

Comboni nous dit qu’il ne faut pas « vivre d’apparence » ni comme des bigots imbus d’eux-mêmes. Il faut sortir, pour utiliser une parole du pape François. Mais pas sortir au dehors, dans une extériorité qui se complaît d’elle-même. On pourrait dire « sortir au dedans » : de la vie des gens, de la joie et la souffrance des confrères, de l’amour de Dieu qui nous créé.

« Sortir au dedans » ce n’est pas une simple image qui parle d’un oxymore peut-être poétique mais au fond insignifiant.

Il faut d’abord sortir. Sortir de soi-même et des propres préoccupations. Cela vaut pour chacun de nous et pour nos communautés, aussi. Le point de départ est toujours l’amour de Dieu, la charité dont parle Comboni. A partir de cet amour, dont nous tous nous avons fait expérience, entrer dedans : la vie et l’histoire que nous sommes en train de vivre et d’écrire avec les joies et les souffrances des gens que nous pouvons partager, dedans la mission de l’Église et la soif d’Évangile que nous voyons, au dedans de notre propre communauté (et cela n’est pas si évident qu’il paraît…).

La FP peut et doit nous donner des outils pour sortir/entrer2 en nous donnant les moyens pour intus et interlegere3 l’histoire que nous vivons.

Dans la programmation il sera question de voir les lieux, les « objets » qui peuvent nous aider. Il sera question, certainement, de théologie pratique mais aussi de tous les autres savoirs qui interprètent la réalité. Nous chercherons toujours de garder à l’esprit l’« argument » combonien : « il faut la charité qui rend les sujets “capables” ».

Et puis il y a la relation entre cette vocation à la sainteté et l’appelle à en être capables. La disproportion est tout de suite évidente : comment ne pas dire qu’il s’agit de la théorie que la réalité doit nuancer. Et dès qu’on est confronté au fait qui est propre de la capacité de comprendre les nuances de l’histoire on est acculé à mesurer la grandeur et la beauté de notre vocation.

Cela ne résout pas, pour autant, les problèmes. Et il peut y en avoir des graves. Des fragilités se transforment en cassures, des cassures se manifestent en plein jour avec le risque de scandales, d’autres souffrances qui se surajoutent.

La FP a aussi la tâche d’aider les confrères dans une situation de particulière souffrance.

Voilà que les trois dimensions qui constituent la FP sont encore représentées.

Il est maintenant le temps d’entrer dans la proposition des perspectives de FP pour la Province.

Cette proposition est faite en gardant les différents niveaux de la communauté combonienne (communauté locale – zone [région] – Province) et les trois dimensions que nous venons de présenter. Il y aura de plus un côté institution qu’il faudra tout de suite considérer.

La Commission Provinciale pour la Formation Permanente (CPFP)

Elle est l’organe qui coordonne la FP de la Province et elle gère les ressources allouées dans le budget provincial. Elle est, d’abord, l’organe qui reçoit les propositions (les besoins, les suggestions) des confrères et les élabore de manière à parfaire et accomplir le projet pastoral de la FP pour la période de référence.

Le CP a disposé que chaque Région soit représentée dans la coordination, cela signifie aussi que les responsables de la FP de chaque zone ont un référent dans la CPFP. Il y a, tout de même, des possibilités transversales données par « les lieux communs » (provinciaux) qu’on verra tout de suite.

La CPFP se rencontre tous les trois mois par voie télématique : c’est l’occasion pour faire le point à propos de l’accomplissement des projets établis et de partager les exigences manifestées par les confrères.

La communication est un domaine difficile et fondamental de notre situation. Les souhaits se transforment souvent en regrets et alors il est bien nécessaire de constituer une structure de communication fiable. Nous envisageons deux modes complémentaires : au niveau provincial le site de la FP des Comboniens au Congo (https://formpermccjrdc.wordpress.com) et le mail de la CPFP (formper.mccjrdc@gmail.com) ; au niveau régional : une communication entre membre de la CPFP et les responsables de zone que chaque Région déterminera.

On cherchera, à la mesure du possible, de publier les comptes-rendus des réunions de la CPFP autant que les rapports qu’elle transmettra au CP sur le site dans des pages verrouillées par mot de passe. Communication sera faite par mail avec les indications nécessaires.

La communauté locale

La communauté locale est le lieu dans lequel l’accueil du don de la vocation et l’annonce de l’Évangile s’entrecroisent si étroitement de ne pas en voir la distance.

Cet accueil est question de spiritualité, évidemment. Il y a aussi la question de se donner les moyens pour que cela se renouvelle continuellement et puisse aussi s’enraciner toujours plus dans notre vie.

On dit fréquemment que le premier responsable de sa FP est le confrère lui-même et c’est bien vrai. S’il est ainsi le « deuxième » responsable est la communauté locale.

Les trois dimensions que nous venons de voir sont très liées et au niveau de la communauté locale leur distinction est un travail « intellectuel » car, en soi, la réalité se manifeste dans son unité.

Question de prière, et d’avoir de bons textes pour méditer comme « entrer » dans le mystère ; question d’« étude » e d’avoir de bons textes pour « sortir » dans l’histoire et dans l’Évangile ; question de bonnes relations et la capacité de déceler les souffrances et les malaises avant qu’ils ne deviennent des « problèmes ».

Il faut tenir à la rencontre mensuelle de FP. Dans beaucoup de communautés il faudrait dire : il faut instituer la journée mensuelle de la FP. Le supérieur local et chaque confrère ont bien cette responsabilité. Combien de malentendus se fondent sur un manque de connaissance des problématiques qui touchent notre ministère ! Combien de fatigue épargnée si notre vie religieuse serait plus simple et plus soignée !

La FP est donc dans les mains de la communauté locale et elle peut toujours se référer au responsable de autres niveaux qui structurent notre vie religieuse pour se faire aider, pour trouver les moyens qui la réalité locale ne donne pas.

Et aussi le contraire est bien vrai : combien de richesse se trouve dans le niveau local et elles ne sont pas partagées ! Que la communication soit biunivoque ; il faudra bien sortir de l’idée d’un fleuve qui transporte dans une unique direction.

La zone pastorale

En chaque zone il y a un responsable de FP. Il a la tâche de coordonner la FP dans la zone : des retraites, des conférences et journées d’étude, le souci que l’attention à la personne soit toujours la valeur de référence.

Il faudra structurer davantage ce niveau car au présent c’est un des maillots faibles de la FP et il faut le faire en prenant compte de la réalité de chaque régions ou zone.

La CPFP fera une réflexion sur cela pour proposer à la communauté combonienne provinciale des lignes de projet pastoral en manière d’aider les communautés et les zones dans leur construction du projet pastorale.

Le niveau provincial

Il est difficile de penser au contenu du service que la CPFP peut offrir maintenant, sans savoir les besoins que les confrères exprimeront.

Nous pouvons penser à une esquisse de projet qui va être élaboré au fur et à mesure que la communication dans la Province donne des éléments de connaissance.

Il faut donc penser à l’intérieur des trois dimensions que nous avons envisagées.

La dimension spirituelle

La maison de Magambe devient le Centre de Spiritualité Isidore Bakanja (CSIB). Une maison dans la Province consacrée à ce service : lieu de retraite, de ressourcement spirituel.

Il faudra aménager la structure : les chambres d’accueil (déjà en bon nombre et aussi ben outillées), les espaces communs (la belle chapelle, les lieux de conférences déjà en quantité et qualité suffisante moyennant quelque petit aménagement), la bibliothèque à repenser à nouveau … pour que la communauté ait la possibilité d’offrir en priorité ce service à la communauté provinciale.

Il est bien évident que le CSIB servira à la FP de la Région d’Isiro et il est tout à fait évident qu’il n’y a aucun conflit entre les deux services.

Il sera simplement question d’organisation. C’est pour cela qu’un Statuts du CSIB sera soumis à l’approbation du CP pour que les responsabilités soient déterminées en manière claire autant que la gestion économique du Centre.

Dans le site de la FP la page relative au Centre de Spiritualité Isidore Bakanja a déjà été ouverte et elle sera enrichie avec la programmation des activités que seront proposées.

En premier lieu sera question d’offrir des temps de retraite spirituelle et de silence dans un Centre géré par une communauté attentive aux besoins des retraitants, des confrères qui veulent se reposer bien.

La communauté qui gère le Centre aura le souci d’enrichir la communauté provinciale avec les documents nécessaires pour l’approfondissement de la dimension spirituelle.

Publication sur le site, mailing-liste, édition de brochures sera la manière pour transmettre ces documents.

Il faudra être attentifs au problème du personnel (actuellement il n’y a que deux confrères déjà avec de tâches assez fortes).

Dimension intellectuelle

Le Centre de Recherche et Formation Alfajiri de Kisangani (CeRFA) a la vocation d’aider la communauté provinciale dans le travail d’intelligence, de découverte des liens qui font l’unité de la réalité que nous vivons.

Le site de la FP provinciale relate déjà le programme des activités 2015, I semestre.

Ce sont des formations proposées sur Kisangani et que donc restent limitées à cette zone. En même temps sont le signe d’une ouverture à la ville qui est très importante car entre dans l’activité évangélisation avec une épaisseur tout particulier.

Dans ce même sens fonctionne la Bibliothèque du CeRFA : déjà plus de six mille (6.000) ouvrages à disposition des universitaires de Kisangani témoignent cette même volonté d’aider à lire en profondeur.

Le catalogue OPAC de la Bibliothèque sera mis en ligne sur le site de la FP provinciale.

Le service que le CeRFA peut donner à toute la communauté provinciale est double : d’un part être le lieu de la mémoire de l’histoire combonienne (et non seulement combonienne), d’autre part offrir la publication des textes, toujours sur le site WEB, de manière à partager les richesses que nous avons.

Sur la question de la « mémoire combonienne » il faut préciser : déjà le CeRFA possède de centaines de documents relatifs à l’histoire combonienne au Congo, une documentation précieuse qui est en train de s’accroître avec un autre fond important. A cela on peut ajouter la nécessité que toutes les publications éditées par les comboniens soient envoyées au CeRFA comme à la bibliothèque nationale de référence et voilà qu’un vrai lieu de mémoire est disponible pour les chercheurs, comboniens ou non comboniens qu’ils soient.

La publication sur le site WEB relève d’un partage intelligent : il sera question d’organiser cette publication de manière que le lecteur puisse trouver aussi vite que possible ce qu’il cherche.

Il est bon, une fois de plus, souligner cette réciprocité qui doit être la marque caractéristique de la FP : recevoir et donner, télécharger et envoyer…

Toujours dans cette perspective d’échange le catalogue de la filmothèque du CeRFA donne la possibilité aux comboniens de prendre de copies de films disponibles. Si tous les comboniens donnent une copie de film qu’ils ont ce sera un partage de quelque millier de film. Pour les autres agents pastoraux la possibilité reste à décider : proposition du Comité de Gestion du CeRFA et décision de la CPFP.

Il y a une dernière possibilité à envisager pour ce qui concerne cette dimension : la publication directe d’articles et des études, des textes et de recherche. Pour être plus explicite la constitution d’une Maison d’Édition. Les possibilités que la technologie actuelle nous offre sont très concrètes et penser aux Éditions du CeRFA ne relève pas du rêve : il s’agit de ce que sur le net est appelé normalement auto-édition. Simple et peu coûteux. C’est plutôt du travail à faire que de l’argent à dépenser. Et que les publications aient le ISBN il est aussi évident et normal pour une bonne qualité du produit final. Un « travail commun » avec le CAE est aussi à envisager.

Dimension curative

Les prévisions du Chapitre 2009 qui visaient la constitution d’un Centre pour le suivi des Confrères vivant des particulières difficultés n’ont pas abouti à aucun résultat.

Nous avons maintenant le p. Élias qui rend un service très précieux dans ce domaine tout étant d’abord et en premier lieu formateur au Scolasticat.

Il ne relève pas de la compétence de la CPFP de penser à une quelque structure du type envisagé par le Chapitre général. Pour cela il faut attendre les décisions du prochain Chapitre.

Pour ce qui est de la gestion des situations de souffrances de nos confrères nous nous appuyons à la structure centrale de la FP.

Ce que nous pouvons et devons faire est plutôt la « gestion de proximité » de cette souffrance pour qu’elle soit reconnue tout de suite et toute de suite « travaillée ». Vouloir guérir pour guérir.

Un travail, dans ce domaine, que le CP a attribué à la CPFP est l’élaboration du Directoire Provincial d’actuation du Code Déontologique.

La CPFP est donc engagée dans cette élaboration.

Voilà quelque ligne qui présente des perspectives de programmation provinciale dans le secteur de la FP.

La période de référence n’a pas été déterminée car cela relève de la compétence du CP.

Les lignes ici présentées concernent l’existant en évolution pour que l’Assemblée Provinciale puisse déterminer de manière précise la direction à prendre.

Ces propos sont transmis à la Commission Spéciale pour l’élaboration de l’Instrumentum laboris de l’Assemblée Provinciale pour qu’elle considère les possibilités ici envisagées et veuille les présenter à l’Assemblée Provinciale du mois de février.

Nous avons commencé avec la EG du pape François, il est bon de terminer avec une prière tirée du même texte :

Obtiens-nous maintenant une nouvelle ardeur de ressuscités
pour porter à tous l’Évangile de la vie
qui triomphe de la mort.
Donne-nous la sainte audace de chercher de nouvelles voies
pour que parvienne à tous
le don de la beauté qui ne se ternit pas. (EG 288).

1 EC 6653 : « Les candidats doivent être saints et capables. Une de ces deux qualités, sans l’autre, a peu de valeur pour celui qui entreprend une carrière apostolique […] Donc, avant tout il faut qu’ils soient saints, c’est-à-dire complètement étrangers aux péchés, et à l’offense faite à Dieu, et humbles ; mais cela ne suffit pas, il faut la charité qui rend les sujets “capables.” Une Mission ardue et laborieuse comme la nôtre ne peut pas vivre d’apparence, ni avec des bigots remplis d’égoïsme et imbus d’eux-mêmes, et qui ne s’occupent pas comme il faut du salut et de la conversion des âmes. Il faut les enflammer de charité, d’une charité qui ait sa source en Dieu, et dans l’amour du Christ.».

2Il est beau de noter que la théologie biblique nous apprend que ce hendiadys signifie, tout simplement, accomplir (découvrir, vivre) sa vocation. Jn 10, 9 : « Moi, je suis la porte: qui entre par moi est sauvé. À son entrée, à sa sortie, il trouve pâture ». (Traduction Chouraqui). (Nouvelle vulgate : « Ego sum ostium; per me, si quis introierit, salvabitur et ingredietur et egredietur et pascua inveniet »). Et encore : Ac 1, 21 : « Il était donc nécessaire qu’un des hommes qui venaient avec nous tout le temps où l’Adôn Iéshoua‘ entrait et sortait parmi nous ». (Traduction Chouraqui). (Nouvelle Vulgate : « Oportet ergo ex his viris, qui nobiscum congregati erant in omni tempore, quo intravit et exivit inter nos Dominus Iesus »).  Voir encore : 1 Rois 3, 7 ; 1 Sam 18, 13 ; Jér 37, 4.

3Il est peut-être intéressant rappeler l’étymologie du mot intelligence du lat. intelligentia, de intelligens, intelligent. Nous savons qu’il y a deux étymologies possibles : intus (au-dedans) legere (lire) et donc lire en profondeur. En cela l’intelligence est la faculté de lire la réalité de manière non superficielle, mais, en allant en profondeur, savoir en cueillir les aspects qui ne sont pas immédiatement évidents. La deuxième possibilité vient de inter (entre) legere (lire) et donc c’est la capacité de lire entre les lignes, de découvrir les relations et les inter-connexions entre le différents aspects de la réalité.

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